En plus d’être moins exigeant que pour les constructions neuves, le label de performance énergétique en rénovation n’est pas une obligation. La norme BBC rénovation induit de belles économies et le bien immobilier peut ainsi prendre de la valeur. Alors pourquoi et comment rénover pour être aux normes ?

Énergie verte

Rénovation énergétique : pour lutter contre le réchauffement climatique

Depuis 2005, la France mène une politique environnementale. Son objectif est de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, les calculs sont sans équivoque : en moyenne, chaque Français consomme à lui seul chaque année l’équivalent d’une tonne de pétrole, d’une tonne de carbone et rejette presque 2 tonnes de dioxyde de carbone. Le grand responsable : le bâtiment.

En effet, 40 % des dépenses énergétiques sur notre territoire correspondent à la consommation énergétique des bâtiments. Des lois ont été instaurées pour agir et maîtriser ces dépenses. Plafonnée par la réglementation thermique (RT) de 2012 et obligatoire pour toute construction neuve, la norme BBC rénovation repose sur la RT 2009 et doit répondre à cette contrainte : ne pas dépasser une consommation primaire de 80 kWh/m2/an.

Un seuil de consommation d’énergie à ne pas dépasser

La consommation conventionnelle énergétique primaire correspond à la somme des dépenses d’énergie nécessaires pour le chauffage, le refroidissement, la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage d’un bâtiment. À noter que ce calcul peut subir des variations en fonction de la zone climatique et du niveau d’altitude auxquels se situe la construction.

La consommation primaire, c’est la quantité d’énergie achetée au distributeur multipliée par un coefficient qui prend en considération les pertes énergétiques qui surviennent lors de la transformation de l’énergie : 2,58 pour l’électricité (une valeur élevée car il faut prendre en compte toutes les pertes d’électricité dans l’environnement), 0,6 pour le bois et 1 pour toutes les autres énergies.

Les étapes d’un projet de rénovation

  • Le diagnostic : un professionnel vient évaluer le logement. Il envisage toutes les possibilités pour parvenir à obtenir les meilleures performances.
  • La conception : le professionnel rédige un devis, ou plus exactement le programme qu’il propose de mettre en œuvre pour réaliser la mise aux normes. Des simulations thermiques permettent d’affiner la conception du programme.
  • La réalisation des travaux : une fois les financements trouvés et les professionnels choisis, les travaux de rénovation peuvent commencer.

Norme BBC rénovation : conjuguer performances énergétiques et confort

Avant d’entamer vos travaux de rénovation, il vous faudra prendre en considération les différents éléments de votre habitation à mettre aux normes. Nous vous aidons à faire le point sur les travaux à envisager.

L’isolation des parois

Elle sera à adapter à votre zone climatique. Les isolants seront choisis pour leurs performances thermiques et leur bilan environnemental. Les matières recyclées sont privilégiées par rapport aux synthétiques qui, de plus, n’offrent aucune sécurité en cas d’incendie. L’isolation par l’intérieur et par l’extérieur sont favorisées. Lors de cette étape, pensez aussi à l’isolation acoustique. C’est un élément important pour gagner en confort.

Le traitement des ponts thermiques

Les ponts thermiques sont responsables de déperdition d’énergie et provoquent de la condensation, donc de l’humidité. Les traiter permet d’économiser de l’énergie mais aussi d’assainir et de préserver votre logement.

La perméabilité des parois

Des problèmes d’étanchéité entraînent de considérables dégâts dans un logement. En effet, l’eau s’infiltre dans les parois par capillarité et, outre une sensation d’inconfort, l’humidité peut également provoquer des réactions allergiques.

La toiture

C’est un élément qu’il ne faut pas négliger, car elle est responsable de la plupart des déperditions. C’est la partie du logement la plus exposée au soleil et l’isolant doit être choisi en considérant cette caractéristique. En fonction de chaque architecture, une solution adaptée est préconisée.

Le plancher bas

Son isolation n’est pas très complexe à mettre en œuvre. Facilement réalisable si la hauteur de plafond est suffisante, des isolants à faible conductivité thermique sont choisis dans les autres cas. L’isolation des autres parois est alors renforcée pour compenser ces manques.

Les menuiseries

En premier lieu, envisagez l’isolation des vitrages. Leur choix dépend de trois facteurs :

  • la transmission lumineuse – FTL
  • la capacité à capter la chaleur solaire – S
  • les déperditions thermiques – Uw

Le choix des vitrages dépend de la zone climatique dans laquelle se situe le bâtiment.

Ensuite, il faut également prendre en compte les fermetures des baies vitrées, qui apportent une protection thermique et solaire :

  • Toutes les installations intérieures sont à éviter.
  • Les persiennes repliables ou coulissantes, les volets pleins, coulissants ou repliables présentent une très bonne protection contre le soleil mais promettent des performances moins élevées l’hiver.
  • Les volets roulants avec tabliers ajustables sont la meilleure option. Leurs performances sont excellentes en hiver comme en été.

Le système de ventilation

Un système général et permanent de ventilation est indispensable pour assurer le renouvellement de l’air. Il pallie le lourd changement que supporte le bâtiment lors des travaux de rénovation.

Le système de chauffage

Les travaux d’isolation permettent une réduction de la consommation d’énergie. Cependant, un bon système de chauffage apporte une plus grande sensation de confort. Les nouvelles technologies proposent des systèmes très performants et peu gourmands en énergie. Alors, quelle énergie choisir ?

  • Fuel et gaz naturel : la chaudière à condensation propose un excellent rendement.
  • L’électricité : cette énergie est intéressante dans les zones climatiques les plus chaudes.
  • La chaudière à bois automatisée : elle offre, elle aussi, un rendement élevé.

Les énergies renouvelables :

  • Eau/air/terre : avec l’installation d’une pompe à chaleur.
  • Solaire : le chauffage solaire combine panneaux solaires et système de stockage de l’énergie. Il devra être associé à un autre système.

Pour la production d’eau chaude sanitaire, l’énergie solaire est souvent une excellente option. Elle nécessite toutefois une installation conséquente.

Comment financer ses travaux de rénovation ?

  • Chaque région développe des programmes et des aides pour financer les travaux de rénovation de l’habitat. Il est primordial de vous renseigner auprès de votre collectivité pour connaître toutes les informations et possibilités.
  • Les banques : il existe un prêt Éco-PTZ pour la rénovation.

Les aides de l’État :

  • Crédit d’impôt transition énergétique CITE ;
  • Crédit d’impôt développement durable CIDD ;
  • Exonération de la taxe foncière , baisse de la TVA pour vos travaux, chèque énergie ;
  • Opération « Coup de pouce économies d’énergie », pour les foyers, sous condition de ressources.

Détail des modalités et conditions d’obtention de ces aides ici.

  • Les fournisseurs d’énergie, dans le cadre du dispositif CEE (certificat d’économie d’énergie), proposent des primes, des diagnostics et des formules de prêts.

Et pour rénover, un autre label

Le label HPE rénovation – Hautes Performance Énergétique, en vigueur depuis 2009, existe pour tous les projets de rénovation de l’ancien. Ce label moins exigeant que la norme BBC repose sur la Réglementation Thermique 2005 (RT 2005). Vous trouverez l’arrêté détaillant toutes ses modalités. Il a pour aussi pour vocation de réduire la consommation conventionnelle énergétique du bâtiment pour le chauffage, le refroidissement, la production d’eau chaude sanitaire ainsi que l’électricité. Son seuil est bien moins élevé : 150 kWh/m2/an avec des variations possibles en fonction des zones climatiques et de l’altitude.

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