Depuis 2006 pour les logements mis en vente et 2007 pour ceux mis en location, le DPE ou Diagnostic de Performance Énergétique est une étape obligatoire. Avec une durée de validité de 10 ans, cette analyse permet d’informer l’acheteur d’un logement sur sa performance énergétique (chauffage, isolation, gaz à effet de serre…). Facteur clé dans un contexte réglementaire qui évolue, le DPE est en train de devenir un argument pris en compte dans la fixation du prix du logement.

Le DPE permet de définir, grâce à une classe énergie allant de A à G et une couleur allant du vert au rouge, la consommation du logement (chauffage, climatisation, production d’eau chaude sanitaire) exprimée en kWh/m²/an. La moyenne nationale de 250 kWh/m²/an signifie qu’un logement sur deux qui est vendu en France affiche une note E et nécessite ainsi un certain nombre de travaux de rénovation pour optimiser sa performance énergétique et donc le coût d’entretien (chauffage notamment).

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En quoi est-ce un argument de négociation du prix ?

Les acheteurs d’un logement, maison ou appartement, sont de plus en plus renseignés sur les différentes normes et le coût d’usage des appareils de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Ainsi, les étiquettes énergie sont désormais très familières pour tous ceux qui recherchent un bien. Une bonne performance énergétique, de A ( maison BBC ) à D, aura un impact positif, car les biens se situeront en dessous de la moyenne nationale et bénéficieront d’un a priori très positif. En revanche, les habitations notées de E à G donneront à l’acheteur une possibilité de négociation, car ils impliqueront des travaux importants en matière de rénovation énergétique (isolation des combles et des espaces perdus, changement des menuiseries extérieures…). Devant les montants des travaux qui peuvent être conséquents, certains sont donc tentés de négocier le prix à la baisse, pour inclure dans leur budget global les travaux à réaliser.

Cependant, avant toute chose, et dans la mesure du possible, il est conseillé de ne mettre son logement en vente qu’après avoir optimisé sa classe énergie. Pour ce faire, il sera donc possible de réaliser quelques travaux de rénovation et de profiter des nombreuses aides à votre disposition. Si cette option ne vous tente pas, vous pourrez toujours réaliser des devis auprès d’artisans pour opposer des prix réels à vos futurs acquéreurs, qui ont souvent tendance à survaloriser les travaux à réaliser. En faisant plusieurs devis, vous pourrez ainsi proposer le meilleur prix du marché tout en rassurant vos futurs acquéreurs sur la difficulté des travaux.

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Comment s’établit le classement énergie ?

La classe énergie d’une maison ou d’un appartement sert à donner une information précise à d’éventuels acquéreurs sur la performance énergétique de ce logement. L’étiquette ou la note attribuée n’est donc pas en elle-même une donnée de contrôle de la consommation énergétique du logement, mais une synthèse du diagnostic de performance énergétique (DPE). En effet, c’est à la suite du DPE, cet examen précis de l’habitation à réaliser tous les dix ans, que la classe énergie d’une habitation sera établie. En vérifiant plusieurs points spécifiques comme le chauffage, le refroidissement ou la production d’eau chaude sanitaire, le DPE permet d’estimer la consommation d’un logement. C’est à partir de ses conclusions qu’une lettre entre A (pour la meilleure performance) et G (pour la moins bonne performance) sera attribuée. À noter : il n’y a pas de prise en compte des usages de consommation (éclairage, ventilation…).

Comment lire une étiquette énergie ?

La mesure énergétique d’une maison ou d’un appartement se dévoile sous la forme de deux étiquettes complémentaires, la classe énergie et la classe GES, qui définit les émissions de gaz à effet de serre en kg équivalent Co²/m²/an. La première permet d’annoncer aux éventuels acheteurs la consommation annuelle de l’habitation, en prenant en compte le chauffage, la climatisation et la production d’eau chaude sanitaire. Celle-ci est estimée en kWh/m²/an, ce qui permet de comparer les logements entre eux. Le classement est donc le suivant :

  • Lettre A : excellente performance énergétique, pour un logement dont la consommation est inférieure à 50 kWh/m²/an
  • Lettre B : très bonne performance énergétique, pour un logement dont la consommation est comprise entre 51 et 90 kWh/m²/an
  • Lettre C : bonne performance énergétique, pour un logement dont la consommation est comprise entre 91 et 150 kWh/m²/an
  • Lettre D : bonne performance énergétique, pour un logement dont la consommation est comprise entre 151 et 230 kWh/m²/an
  • Lettre E : performance énergétique moyenne, pour un logement dont la consommation est comprise entre 231 et 330 kWh/m²/an
  • Lettre F : performance énergétique faible, pour un logement dont la consommation est comprise entre 331 et 450 kWh/m²/an
  • Lettre G : mauvaise performance énergétique, pour un logement dont la consommation est supérieure à 450 kWh/m²/an
  • Classe vierge : pour les logements dont le diagnostic n’est pas possible

En France, la moyenne des habitations est de 250 kWh/m²/an, soit une performance énergétique correspondant à la lettre E. Si vous achetez un bien noté E, vous êtes donc situés dans la moyenne nationale, même si cette notation risque de générer quelques travaux d’optimisation énergétique.

Traduction comptable de cette étiquette énergie

Plus que la lettre qu’elle attribue, la classe énergie permet surtout de donner une indication sur le coût lié au fonctionnement du logement (en chauffage, en production d’eau chaude sanitaire…). En effet, la traduction financière des lettres du classement en coût de chauffage peut être faite de la manière suivante pour un logement de 100 m² : Lettre A : coût estimé inférieur à 250 euro par an Lettre B : coût estimé entre 251 et 500 euro par an Lettre C : coût estimé entre 501 et 750 euro par an Lettre D : coût estimé entre 751 et 1 150 euro par an Lettre E : coût estimé entre 1 151 et 1 650 euro par an Lettre F : coût estimé entre 1 651 et 2 250 euro par an Lettre G : coût estimé supérieur à 2 250 euro par an.

Par ailleurs, en plus de ce montant, l’étiquette permet de donner un aperçu des travaux de rénovation à réaliser pour améliorer le rendement énergétique de l’habitation. Un logement affichant une note A ou B sera dit de basse consommation, et des travaux d’isolation ne seront pas nécessaires. En revanche, pour des maisons ou appartements notés entre D et G, il est envisageable d’avoir à réaliser des travaux d’isolation , d’étanchéité, voire de modification des systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire.

Connaissez-vous votre classe de consommation énergétique ?

Voici comment obtenir un diagnostic de performance énergétique de votre logement et les méthodes disponibles pour améliorer votre gestion de la consommation et faire des économies sur vos factures. Il est possible de réaliser soi-même un bilan de sa consommation énergétique. Pour faire cette simulation , il faut prendre plusieurs critères en compte comme la surface du logement, les caractéristiques de son mode de chauffage (électrique ou au gaz), le nombre de personnes qui vit dans le logement etc. Certains fournisseurs proposent cette estimation en ligne sur leurs sites officiels. L’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a mis en place une méthode de calcul qui s’appelle la méthode 3CL. Cette méthode 3CL est appliquée à tous les logements dits standards.

Les critères pris en compte, quelques statistiques

Le chauffage électrique, les chauffe-eau et les appareils électroménagers représentent les postes de consommations les plus énergivores dans un logement.
Voici, à titre indicatif, leur consommation énergétique moyenne.

Pour un chauffage électrique d’un appartement ayant une surface de 50 m2 :

  • Faible consommation : 5775 kWh/an
  • Moyenne consommation : 8250 kWh/an
  • Haute consommation : 10725 kWh/an

Pour un chauffage électrique d’un appartement ayant une surface de 100 m2 :

  • Faible consommation : 9625 kWh/an
  • Moyenne consommation : 13750 kWh/an
  • Haute consommation : 17875 kWh/an

Deuxième poste de consommation d’énergie dans les ménages, la production d’eau chaude représente 17% de la facture :

  • Pour 2 occupants, la consommation du chauffe-eau est estimée à 1430 kWh/an
  • Pour 5 occupants, la consommation du chauffe-eau est estimée à 7150 kWh/an

L’électroménager et l’éclairage représentent à eux deux environ un quart (25 % de la facture d’électricité). Les plaques de cuisson électriques consomment 8% du total des kWh dans un logement. Les modèles à induction et vitrocéramiques sont plus chers mais moins gourmands en énergie. Ici encore, la consommation varie en fonction du nombre d’occupants.

À travers ce site, il vous est possible d’en savoir plus d’informations sur ce sujet.

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