Lorsque vous souhaitez mettre votre bien en vente ou en location, l’une des obligations est aujourd’hui d’établir un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). En fonction de la consommation d’énergie de votre bien, il sera classé selon un indice allant de A à G, selon la consommation en CO2. La classe énergie E correspond à la moyenne française, soit une consommation de 270 KWh/m2/an.

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La classe énergie E, qu’est-ce que cela signifie ?

Vous l’aurez donc compris, si vous souhaitez acquérir ou louer un bien, vous aurez de fortes chances de lire classe énergie E dans l’annonce. Concrètement, cela vous permettra de connaitre la consommation énergétique du bien (estimé généralement à 0,05 euro/KWh/m2/an), et donc d’anticiper ce que cela vous coûtera par an, voire les éventuels travaux à réaliser. Par exemple, pour un bien de 100 m², la classe énergie E coûterait en moyenne 1 350 euro.

Classe énergie E, est-ce négatif ?

Il n’est pas question ici de juger les biens, et de les ranger dans des cases. Le classement, comme dit précédemment, permet d’anticiper les surcoûts qui accompagnent l’entrée dans un bien immobilier. Et même si les biens les classés plus bas engendreront plus de frais, leur prix à l’achat (ou leur loyer) sera moindre par rapport aux classes énergies qui les précèdent. Nous sommes donc dans le mécanisme des vases communicants.
Ainsi, la classe énergie E est la moyenne française. Cela signifie que le bien consomme de 231 à 330 KWh/m2/an. Il permet donc d’anticiper les futures factures énergétiques, mais aussi les actions à entreprendre pour faire des économies.

Peut-on améliorer sa classe énergie ?

Cela n’est pas une obligation. Il est toujours préférable de polluer le moins possible, mais la classe E ne signifie pas pour autant que votre maison ou votre appartement ne respecte pas les normes françaises ou européennes. Vous avez toutefois la possibilité de passer en classe dite supérieure, au prix de travaux notamment.
Il faut alors se concentrer sur l’isolation, notamment de vos murs et de votre toit. Mais si vous n’en avez pas le budget, de petites actions amélioreront les performances énergétiques de votre maison ou appartement (liste non exhaustive) :

  • isoler thermiquement votre ballon d’eau chaude
  • isoler les coffres de vos stores roulants
  • boucher votre cheminée non utilisée
  • poser des bas de portes, notamment à votre porte d’entrée

Il est à noter que le DPE se fait tous les dix ans. Ce qui vous laisse donc de la marge pour effectuer les travaux que vous désirez.

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Quel est l’impact de la classe énergie E de votre logement ?

Les principaux impacts de la classe énergie E sont économiques et environnementaux, ces deux impacts étant liés.

Impact économique

L’impact est simple : plus votre note est élevée, plus votre bien coûtera cher. En effet, un bien consommant peu d’énergie et émettant peu de gaz à effet de serre (GES) sera plus prisé et plus valorisé, d’une part car moins polluant, d’autre part car c’est signe d’un logement récent ou récemment rénové. En effet, le DPE, créé en 2011, est aujourd’hui un véritable label. Ainsi, classé E, votre bien se situera dans la fourchette de prix moyenne sur le marché. Le vendeur devra donc consentir à quelques travaux s’il souhaite vendre un peu plus cher. De même, la personne qui souhaiterait réaliser un investissement locatif devra aussi prévoir d’éventuels travaux de mise aux normes pour espérer être dans une fourchette plus haute en termes de loyers. Et comme évoqué précédemment, la facture d’énergie sera également impactée par le DPE.

Ainsi, un logement classé E semble correspondre à un rapport qualité-prix permettant un investissement sur le long terme.

Impact écologique

Un logement classé E n’est en rien synonyme de mauvaise note. Il est possible de l’améliorer, mais il se situe dans la moyenne nationale, et rappelons que la France fait partie des bons élèves européens en termes d’émissions de GES. La classe E situe votre consommation entre 231 et 330 KWh/m2/an. Il est donc intéressant, dans un premier temps, de savoir si vous êtes plus proches de 231 ou de 330. Ainsi, avant de pouvoir réaliser de coûteux travaux, vous pourrez, dans un premier temps, user de petites astuces qui remonteront un peu plus naturellement la température de votre logement (fermer les sources de courants d’air, installer des tapis, etc.), vous permettant de diminuer légèrement votre chauffage, et donc de réduire votre facture d’énergie.

Quel avenir pour les logements de classe énergie E ?

Que ce soit à la vente ou à la location, le DPE est aujourd’hui un véritable critère de choix, et un argument de vente. Son évolution dans le temps est donc certaine. Il en va donc de même pour les classes énergies, et notamment celle qui nous intéresse ici.

L’avenir du DPE (et du GES)

Dans un premier temps, le DPE, bien qu’institutionnalisé aujourd’hui, présente quelques axes d’amélioration. À ce titre, les professionnels souhaitent une réforme de la certification, et des modifications sur les modalités de réalisation de leurs missions.

De son côté, le gouvernement envisage de mettre en place des bonus/malus selon les classements, en termes de droits de succession, de participation des bailleurs aux frais de chauffage de leurs locataires, etc. Les classes énergie F et G sont concernées par les malus. Avec, les classes énergie E ne sont pas concernées, mais leurs propriétaires sauront qu’ils devront réaliser des améliorations pour s’éloigner le plus possible des classes à malus, notamment si le DPE approche les 330.

Les différentes classes énergétiques, le classement est composé de différentes lettres, sachant qu’un logement ayant une lettre A sera moins energivore qu’un logement classé E. Ce classement est également valable pour les équipements d’électroménager. Seules les valeurs sont différentes. Voici les différentes catégories :

L’avenir de la classe énergie E

Le renforcement des contrôles et de la certification, pourrait permettre d’apporter les améliorations souhaitées. De même, des contrôles plus précis pourraient faire basculer certains logements de la classe E à la classe F, les rendant alors sujets à des travaux d’isolation et de rénovation.
L’avenir de la classe E est donc, à long terme, d’être sujette à malus. C’est donc le secteur et le parc immobilier français qui est concerné pour continuer dans le sens de l’amélioration en termes de consommation d’énergie.

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