L’énergie est une des principale dépenses des français. Pour éviter que la facture ne soit trop salée, plusieurs solutions existent. La principale est de choisir un fournisseur d’électricité dont l’offre correspond aux besoins du foyer. Une autre solution est de faire les bons gestes pour ne pas économiser l’énergie. Une dernière solution est de s’assurer que son logement n’est pas trop énergivore. Pour pouvoir vérifier ce dernier point des classes énergie ont été mises en place.
La plupart des logements en France sont de classe énergie D. C’est la catégorie la plus répandue, avec la classe E. Elle concerne des habitations consommant entre 151 et 230 kWh/m² par an. Celles-ci correspondent à des bâtiments construits entre les années 80 et 90 ou rénovés, disposant d’un chauffage central. Pour optimiser la classe énergie D, des travaux de rénovation améliorent ostensiblement le coût annuel de la facture énergétique. Pour diminuer considérablement sa consommation énergétique, il convient d’isoler les combles, les planchers et la toiture. Le remplacement des fenêtres et de la chaudière permet également d’importantes économies.

En ce qui concerne la classe énergétique de l’électroménager, la classe énergie D n’est plus vraiment d’actualité aujourd’hui, ayant été revue à la hausse et rentrant en vigueur pour fin 2020. Seules les voitures gardent une classification de A à G.

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La classe D pour les habitations

Pour une habitation, la classe d’énergie D est déterminée par l’état général du bien, défini par le diagnostic de Performance Énergétique (DPE) et le bilan GES. Cette classe fixe une consommation énergétique, comprise entre 151 et 230 kWh par mètre carré et par an.

Exemples de correspondances :

Type M² Consommation/an Coût/an
kWh euros
Studio 18 3 600 432,00
Appartement 40 8 000 960,00
Maison 90 18 000 2 160,00
Maison 150 30 000 3 600,00

La classe D correspond au standard des bâtiments RT2005, chauffés à l’électricité et au standard des années 1980 et 1990 pour les chauffages à combustibles. Pour la rénovation d’un bien classé D, il est recommandé d’isoler les combles, de remplacer les fenêtres et la chaudière par la pose d’une pompe à chaleur, par exemple.

La moyenne nationale du DPE est de 250 kWh/m² par an, représentant la catégorie E. la classe D est donc meilleure que cette moyenne.

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Les obligations du marché immobilier

Depuis le 1er janvier 2011, toute agence immobilière à l’obligation d’afficher dans ses annonces, la classe d’énergie en concordance avec le bien mis en vente ou en location.

En cas de non-respect de ce décret, des sanctions pénales et civiles s’appliquent. Au-delà de ces conventions, ces agences se verront pénalisées par les clients potentiels, si leurs informations sont incomplètes. Leur fiabilité sera mise en doute.

La classe énergétique et le DPE

Le DPE informe sur l’état énergétique du bien immobilier par le biais de ce classement. Il permet de calculer les éventuels aménagements à prévoir, en cas de répartition faible. Il détermine également le prix d’achat ou de location de celui-ci, revu à la baisse ou à la hausse, en fonction de cette attribution. Il propose également d’anticiper le montant des factures, sur les consommations à venir. Enfin, il donne la possibilité de comparer différents logements entre eux. Un DPE est à réaliser tous les dix ans. Si un DPE est vierge, il convient de le faire réaliser par un professionnel pour déterminer si un logement est en classe C, en classe E ou F par exemple.

Nouvelle réforme de calcul du DPE

Les diagnostiqueurs doivent vérifier, depuis janvier 2013, 60 points de données, comme le chauffage, le refroidissement ou la production d’eau chaude sanitaire et combiner de nouveaux matériaux et équipements. Ceci afin d’améliorer la fiabilité des résultats et de refléter plus précisément la réalité de la performance énergétique des biens immobiliers. Il est à noter qu’il est utile de s’assurer qu’ils utilisent un logiciel conforme et mis à jour. Référez-vous au tableau de cette page 1 pour en connaître les détails.
Il est possible de réaliser soi-même son estimation, afin de la comparer avec celle du diagnostiqueur, pour établir une cohérence, qui n’aura aucune valeur légale au regard du DPE.

La classe D pour les équipements

Obligatoire depuis 1992 pour les appareils électroménagers, le principe reste le même, avec une notation allant de la classe A+++ à la classe G. Fin 2020, cette classification se définira jusqu’à la lettre B, excepté pour les voitures. Il faut distinguer les différentes caractéristiques de chaque appareil étudié.

Elle indique aux consommateurs l’efficacité énergétique du produit. Pour l’attribution de la classe énergie d’un réfrigérateur par exemple, sont pris en compte sa consommation annuelle, son volume et sa température la plus basse de ses différents compartiments. Alors que pour un lave-vaisselle, c’est sa puissance, le temps du mode arrêt et laissé en marche et sa consommation électrique qui la détermine.

L’électroménager

De nos jours, tous ces appareils doivent obligatoirement prétendre à une classe d’énergie électroménager allant de A+ à A+++. Cette contrainte a été rendue possible grâce au progrès technologique de ces dernières années.

  • Un réfrigérateur-congélateur affichant une classe énergie A+++, consomme 70 % de moins qu’un équipement similaire de classe A+.
  • Un lave-vaisselle de catégorie A+++ consomme 30 % de moins que le spécimen A++, de modèle semblable en nombre de couverts. Et 40 % de moins que celui de classe A+.
  • L’écart est moindre pour les laves-linges, dont un modèle A+++ est 10 % moins énergivore qu’un A++ et 20 % de moins qu’un A+.
  • les fours électriques sont les éléments les plus énergivores dans une cuisine. En observant bien la classe énergie attribuée, le prix de vente élevé confère parfois une compensation par une consommation d’énergie réduite.
  • Un four de taille moyenne de classe A+++ consomme 72 % moins d’électricité qu’un modèle de même capacité, pointé A+.
  • Les caves à vin sont de mauvais élèves, en affichant encore des classes allant de B à G. Mais il est possible de trouver des modèles de catégorie A+++.

Quelques autres biens concernés

  • Les téléviseurs sont annotés en fonction de leur consommation brute, mais aussi de la longueur de leur diagonale. Un modèle pourvu d’un grand écran consomme plus qu’un petit écran, malgré une très bonne notation de classe. Pour une bonne comparaison, il faut tenir compte des caractéristiques du produit, ainsi que de sa consommation annuelle. Ces éléments sont indiqués sur l’étiquette énergétique.
  • Le rendement des ampoules électriques se chiffre par rapport au flux de lumière résultant, en fonction de l’électricité consommée. Les leds et les fluocompactes se répartissent de A++ à B. Les halogènes sont interdits depuis septembre 2018.
  • Les véhicules neufs affichent depuis 2006, des étiquettes d’énergie s’étalant de A à G, indiquant leur taux d’émissions de CO2. A correspondant aux voitures électriques et B pour les modèles hybrides.

Pour fin 2020

Les classes A+++ à A se verront simplifiées, apportant une échelle unique de A à G, avec de nouvelles spécificités énergétiques pour ces classes. Ce changement perturbera dans un premier temps le consommateur, qui pourra se trouver face à deux modèles identiques, avec une classification différente.
Pour approfondir le sujet sur les étiquettes environnementales, cliquez ici.

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