Les classes énergétiques ont été introduites au sein de l’Union Européenne en 1994. Voilà un peu plus de vingt ans qu’elles ont pour but de préserver l’environnement. Comment ? En définissant des catégories correspondant à la consommation plus ou moins importante des appareils. Ces informations sont matérialisées sur les étiquettes énergétiques. En 2019, les classes énergétiques subissent des transformations. Quelles sont-elles ? Et la classe B dans tout ça, à quoi correspond-elle ? On vous dit tout.

classe énergie B, équipements, étiquette énergie

L’étiquette énergétique : un document informatif

Aujourd’hui, le client est soucieux de faire des économies d’énergie dans son appartement ou dans un autre bâtiment. S’il a les moyens, il préfèrera investir dans un appareil de classe énergie B ou A. Actuellement, la classe énergie B est la deuxième moins gourmande. Elle se trouve directement après la classe A.

Dans l’ordre vous avez :

L’étiquetage énergétique affiche la consommation des équipements électroménagers. L’acheteur peut alors choisir le modèle qui lui plaira. Il est important d’avoir les informations nécessaires pour faire le bon choix. Le client les trouvera directement en magasin, via l’étiquette collée sur le produit. Ce paramètre ainsi que d’autres comme la marque et le prix l’aideront dans le processus d’achat.

Ce classement énergétique est également valabe pour les biens en vente et en location que ce soit une maison, un appartement ou même un local commercial. Il n’est, en effet, pas rare de voir dans les annonces immobilières ce classement appelé DPE (Diagnostic de Performance Energétique). Sa durée de validité est de 10 ans. Les coûts pour réaliser sont variables, n’hésitez pas à faire réaliser plusieurs devis. Ce diagnostic permet aussi d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES).

classe énergie B, équipements, étiquette énergie

Classes énergétiques et équipements électroménagers

Certains appareils ont l’obligation de posséder une étiquette. Parmi eux, on compte : les hottes de cuisine, les machines à laver, les sèche-linges, les réfrigérateurs et congélateurs, les aspirateurs, les chaudières, les climatiseurs, etc.

Un dispositif comparatif

L’objectif de l’étiquette énergie est simple : comparer la consommation des nombreux appareils sur le marché. Dans la catégorie des lave-linges, vous pourrez choisir le moins gourmand en énergie par exemple. De même pour la catégorie des lave-vaisselles, etc. En fonction des modèles, la consommation peut s’avérer très variable. Par exemple, on peut trouver des aspirateurs peu gourmands en énergie et d’autres qui le sont deux fois ou même trois fois plus.

D’autres informations utiles

Plus ou moins tout le monde visualise l’échelle colorée avec la lettre correspondant à la classe. Pourtant, en dehors de la consommation exprimée en kwh/an, l’étiquette énergétique dispense d’autres informations.
Voici un petit récapitulatif des informations que l’on peut y trouver :

  • La consommation annuelle d’énergie en kWh
  • La consommation annuelle d’eau en litres (pour les lave-linges, lave-vaisselles, etc.)
  • La puissance d’essorage (pour une machine à laver)
  • Le niveau de pollution sonore (pour un aspirateur ou un lave-vaisselle, etc.)
  • La capacité en litres, kilos, couverts, etc. (pour différents appareils)

Ces éléments permettent à l’acheteur d’en connaître plus sur le produit qu’il envisage d’acheter.

La classe énergie B avant 2019

Avant 2019, l’échelle était composée de 6 classes : A+++, A++, A+, B, C et D. La A+++, représentée en vert foncé était la plus économe. La D, en rouge, la moins économe. Même si une nouvelle règlementation existe, on trouve encore ce type de classification dans les magasins. Si vous achetez un équipement maintenant, vous pourrez avoir affaire à cette échelle. En revanche, dans les faits, il n’y a pratiquement plus d’équipements dans la classe D par exemple. Beaucoup d’équipements trop gourmands ne sont plus permis, compte tenu des progrès de ces dernières décennies.

Un écart considérable entre A+ et B

Il faut bien comprendre que pour cette classification antérieure à 2019, la classe B ne représente pas la deuxième meilleure classe après la A, mais la 4ème. L’écart entre un A+++ et un A+ est déjà considérable. Pour un frigo par exemple, il peut atteindre 70 %. Alors, que dire de l’écart entre la classe A+ la classe B ?

2019 : une nouvelle réglementation européenne

Selon la Commission européenne, « L’introduction du A+ et de classes supérieures dans la directive sur l’étiquette énergie de 2010 a réduit l’efficacité du dispositif. Il est désormais difficile pour les consommateurs de distinguer les produits les plus performants. »

C’est pourquoi, la commission européenne a revu son classement depuis 2019. Les classes A+, A++ et A+++ n’existent plus. Il existe uniquement les catégories de A à D, de la plus économe à la moins économe. Ces modifications seront plus effectives courant, voire, fin 2019. Les magasins ont jusqu’à 2025 pour se mettre aux normes.

Des équipements réévalués

Avec cette nouvelle règlementation, les équipements ont été réévalués. Autrement dit, un lave-linge autrefois de classe A+++ sera maintenant en classe C. De même, la classe énergétique B correspond actuellement à l’ancienne classe A++. L’étiquette B est attribuée aux équipements les moins énergivores, après ceux de classe A.

Ce n’est pas tout. Les niveaux d’exigences ont augmenté au même titre que les avancées technologiques. Les appareils de classe A et B sont, en ce début d’année, peu nombreux. Ces classes sont là pour encourager les fabricants à créer de nouveaux produits. Des produits encore plus performants et encore moins gourmands qui pourraient prétendre à ces classes. Dès lors que 30 % des produits des fabricants entreront en classe A ou que 50 % des équipements du marché seront en classe A et B, les échelles seront de nouveau évaluées.

Autre nouveauté : l’étiquette énergétique est attribuée pour 10 ans. Ensuite, l’appareil sera contrôlé une nouvelle fois. Ce système tend à suivre les avancées techniques.

De nouvelles informations

D’autres paramètres des étiquettes énergies ont évolué. En 2019, elles affichent encore plus d’informations. Elles permettent de comparer tous les appareils sur le marché européen. Elles sont disponibles en ligne et seront intégrées à une base de données. Cette base de données permettra à l’État de contrôler les marchandises plus facilement. Elle devrait être opérationnelle au cours de l’année.

Plusieurs appareils concernés

Cette nouvelle règlementation s’applique, entre autres, aux lave-vaisselles, lave-linges, lampes et réfrigérateurs.

Au contraire, les appareils qui ne sont pas encore concernés sont : les aspirateurs, les sèche-linges, les climatiseurs, les hottes et les fours, notamment. Ils le seront un peu plus tard, d’ici 2025.

Un dispositif controversé

Pour attribuer les étiquettes énergie, les protocoles d’homologation utilisent les appareils dans un contexte spécifique. Un frigo, par exemple, est testé la porte fermée et sans aliments. La consommation énergétique est donc bien plus élevée lorsque ce même frigo se retrouve au sein d’un foyer. Certains professionnels dénoncent une incohérence entre les prévisions affichées sur les étiquettes et la réalité.

Quoi qu’il en soit, l’étiquetage énergétique reste un moyen pour se repérer, comparer. La classe énergie B, quant à elle, est un compromis intéressant par rapport au reste du marché. Pour aller plus loin, n’hésitez pas à consulter ce site en cliquant là .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *